An online community sharing the study and practice of Chan Buddhism
Récemment je donnais une causerie sur le Bouddhisme Zen à un groupe d'élèves de
la Junior Hight School. La '' conversation'' aboutit rapidement à une série de
questions et réponses qui avaient trait à une simple question, « Pourquoi le Zen est-il si pessimiste? »
C'était la première fois qu'on me posait une telle question et celle-ci me surprenait
parce que je n'avais jamais entendu une telle description du Zen. J'essayais de
comprendre d'où provenait cette question.
« Par ''pessimisme'' entendez-vous dire qu'un Bouddhiste Zen doit savoir que la vie
dans le Samsara est amère et douloureuse : La première des Quatre Nobles Vérités
de Bouddha? »
« Non, c'est que... c'est tellement négatif. » Répondait -elle.
« Et bien, nous avons une pratique de renoncement aux choses de façon à pouvoir
nous en détacher. Le détachement, bien sur, était la solution de Bouddha afin de
pouvoir surpasser les amertumes et les souffrances de la vie dans le samsara : La
deuxième de ses Quatre Nobles Vérités. »
Elle essaya de s'expliquer plus clairement. « Je vois des photos de gens qui pratiquent
le Zen- ils sont assis sur des coussins pendant des heures. Cela semble tellement
ennuyeux... quelle perte de temps ! Et pourquoi ? » Dit-elle. « Cela semble tellement
déprimant. »
Evidemment sur un certain point j'étais d'accord avec elle. En fait, pourquoi les gens
passent leur vie assis sur un coussin visant à l'illumination sans jamais l'obtenir ?
D'habitude, c'est simplement le fait de vouloir essayer de l'obtenir qui les
empêchent de pouvoir l'atteindre. Mais ce n'était pas cela qui l'intéressait. Elle était
une jeune adolescente qui envisageait son futur-- peut-être une carrière et une
famille. Elle était inquisitive et pensive. Le Zen avait captivé son intérêt et elle essayait
de résoudre une question importante.
Elle continuait disant: « Et puis je vois des shows à la télévision... des personnes Zen
qui marchent en rond comme s'ils étaient confus, ennuyés... sans expressions ni
émotions. Quand on leur pose une question, ils restent la, sans parler. Cela semble
étrange... c'est comme s'ils étaient désintéressés de tout. »
Je savais que je devais répondre rapidement à cela autrement elle m'aurait mis
dans la même catégorie de personnes, mais la question m'avait pris de surprise. Elle
avait été témoin en voyant ces personnes, de leur expression extérieure de la lutte
intérieure en vue de la libération. Extérieurement il n'y a pas grand chose à voir: cela
semble même ennuyeux et pourrait peut-être provoquer une sorte de crainte à un
jeune adulte ou enfant. Mais la raison pour laquelle il ne se passe pas grand chose
extérieurement est parce que toute l'activité survient à l'intérieur. Je devais vite
trouver un exemple afin d'expliquer cela afin d'être comprit facilement par un jeune
adulte.
« N'as-tu jamais eu de pensées au sujet de qui tu es? » Lui demandais-je. « N'as-tu
jamais eu de pensées au sujet de qui es-ce qui pense? N'as-tu jamais considéré
pourquoi c'est toi qui es dans ce monde au lieu de quelqu'un d'autre? N'as-tu jamais
considéré les choses d'un point de vue ' hors de toi-même? » Je posais ces questions
parce que c'était des questions que je me demandais silencieusement quand j'étais
enfant et je pensais que d'autres enfants pouvaient en faire de même.
Cette fois, c'était mon tour de la surprendre avec mes questions. Elle ne pouvait
répondre tout de suite mais elle restait pensive. Puis dit, « Oui bien sûr... j'ai eu de
ces pensées. Je me suis toujours demandé des questions comme ça. »
« Si quelqu'un t'avait vu ou t'avait regardé au moment même où tu avais des
pensées de ce genre que penses-tu qu'il aurait pensé, que tu semblais hébétée,
confuse ou ennuyée peut-être? »
« Oui, je suppose. » répondit-elle
« Mais lorsque tu avais ces pensées, te sentais-tu hébétée et ennuyée? »
« Non. »
Je lui expliquais que : « Lorsque les Bouddhistes Zen méditent, ils contemplent les
choses de cette manière là. En fait, ces questions sont la racine du Bouddhisme
Chan, elles sont la base pour pouvoir comprendre qui nous sommes. Et tu sais, elles
ne sont pas ennuyeuses du tout. Elles sont les racines des sujets les plus stimulants et
accaparants qu'une personne puisse demander ! Qu'es-ce qui pourrait être plus
passionnant et positif que d'apprendre qui nous sommes et grandir au-delà de nos
limitations imaginées ? »
Un autre étudiant se joint à la discussion : « Mais comment expliquer ces regards
confus et vides de ceux qui méditent beaucoup? »
Tu as certainement vu à la Télévision... des dessins animés ou quelque aventure ou
quelque chose qui soit vraiment captivant et qui a retenu tout ton intérêt ? »
Demandais-je.
« Bien sur. »
« N'as-tu jamais vu quelqu'un d'autre qui soit tellement accaparé par tout ce qu'il
voit qu'il en oublie tout ce qui est autour de lui ? »
« Si ! » Répondit-il, avec un petit rictus, réalisant où je voulais en venir. « Ils ont en
effet une expression vide et hébétée. »
« Exact » lui répondis-je.
Je continuais à expliquer que ce qui apparaît être une activité passive, peut être
même une activité négative ou 'pessimiste' n'en est rien de moins. Nous pouvons
être tellement engagés dans notre méditation que non seulement nous perdons le
sens de ce qui se passe autour de nous, mais nous perdons même le sens de nousmême.
En effet, nous disparaissons : nous entrons dans le vide de l'être, ce que nous
appelons Sunyata. Le sens d'exaltation que cela apporte est indescriptible. Le vide
ne signifie pas qu'il n'y a rien, cela veut juste dire que nous, notre moi (ego) n'est pas
là. Ceci permet l'expérience de la pure attention ; attention sans l'intervention de
notre jugement, ni d'évaluation de notre esprit. Il s'agit d'une expérience de
respect craintif, d'inspiration sacrée, extatique qui répond des plus belles oeuvres
d'arts et poésies de l'histoire de l'humanité. Jelaluddin Rumi qui était un poète et un
enseignant Soufi, avait dit-on, récité des milliers de vers dans ses poésies sur l'amour
lorsqu'il était dans un état de ravissement contemplatif. Je choisis ensuite un de mes
vers préférés :
La terre danse autour du soleil.
La lumière du matin perce avec délice.
Comment ne pas être émus de cet amour et
ne pas danser comme un saule pleureur ?
Dans l'art Bouddhiste nous pouvons voir les statues et les peintures de Bouddha et
des Bodhisattvas assis en méditation avec un sourire extasié. Et l'expérience n'est
pas de s'en limiter uniquement aux traditions mystiques bouddhistes mais également
à d'autres toutes aussi nombreuses comme l'art et la poésie, qu'ont laissé sur leur
passage les chrétiens et les juifs, les musulmans et les mystiques Hindous.
« Le Bouddhisme n'a rien de pessimiste. » Soulignais-je. « Mais il s'agit bien
d'embrasser la vie, de découvrir notre propre force, il s'agit de beauté et d'amour.
Le Bouddhisme embrasse la recherche de la gnose de l'humanité dans toutes ses
manifestations : la connaissance spirituelle, la connaissance scientifique, la
connaissance de l'art et de la musique, mais plus que tout autre, la connaissance du
Soi : la connaissance de qui nous sommes à l'opposé de qui nous pensons être. Ceci
est la source ultime de joie et de bonheur. Et n'es-ce pas cela que nous voulons
tous ? »
Les questions s'arrêtaient et le silence remplit la grande sale, puis la cloche sonna et
les étudiants s'en allèrent pour rejoindre leur classe suivante. En partant, un
professeur me dit qu'il était impressionné de ce que la discussion avait été si bonne,
tenant compte qu'il s'agissait d'un groupe d'étudiants les plus ‘rudes' qu'il n'avait
jamais rencontré.
Rien ne pouvait me rendre plus content.
Matin de Printemps au lac : le vent se mêle
à la pluie.
Les affaires du monde sont comme des fleurs
Qui ne tombent que pour refleurir à nouveau.
Je me retire pour contempler derrière les portes closes,
un endroit de vraie joie,
tandis que des nuages errants viennent et vont
toute la journée.
Zheng Jue, une religieuse du Couvent Fayun, 12ème Siècle
Les significations sont universelles, mais les expressions sont paroissiales ; et même
dans une langue une simple signification peut être exprimée de diverses manières.
Nous avons vraiment de la chance que les pensées poétiques profondes sont sur
plusieurs niveaux et que le traducteur travaillant avec les nuances de sa langue
native, peut choisir ces niveaux ou suppléer une interprétation qui diffère légèrement
d'une version d'un autre traducteur.
Dans l'esprit de Zen, nous souhaitons la bienvenue aux différentes interprétations des
poèmes de notre Web site. Quiconque voudrait offrir des traductions peut envoyer
ses oeuvres ( anonyme ou pas) à This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it..

Sutras and Shastras

Since there is no difference between the Shakti and the one who embodies her, nor between substance and object, the Shakti is identical to the Self. The energy of the flames is nothing but the fire. All distinction is but a prelude to the path of true knowledge. The one who reaches the Shakti grasps the non-distinction between Shiva and Shakti and enters the door to the divine. As space is ...

Thus have I heard. One morning, when the Buddha was staying near Shravasti in the jeta grove of Anathapindika's estate, He and His company of twelve hundred and fifty monks went into the city to beg for their breakfast; and after they returned and finished their meal, they put away their robes and bowls and washed their feet. Then the Buddha took His seat and the others sat down before Him.

...

There is a teaching (dharma) which can awaken in us the root of faith in the Mahayana, and it should therefore be explained. The explanation is divided into five parts. They are (1) the Reasons for Writing; (2) the Outline; (3) the Interpretation; (4) on Faith and Practice; (5) the Encouragement of Practice and the Benefits Thereof. Someone may ask the reasons why I was led to write this ...

This is what should be done By one who is skilled in goodness, And who knows the path of peace: Let them be able and upright, Straightforward and gentle in speech. Humble and not conceited, Contented and easily satisfied. Unburdened with duties and frugal in their ways. Peaceful and calm, and wise and skilful, Not proud and demanding in nature.

The Buddha's Teaching on Loving-kindness
...
Thus have I heard. At one time the Blessed One together with many of the highest Bodhisattvas and a great company of Bhikshus was staying at Rajagaha on Mt. Gridhrakuta. The Blessed One was sitting apart absorbed in Samadhi Prajna-paramita. The Venerable Sariputra, influenced by the Blessed One absorbed in Samadhi, spoke thus to the Noble Bodhisattva Avalokitesvara:

...

The Platform Sutra of Hui Neng became a pivotal treatise in the history of Chan, often used as a distinguishing mark of Souther School Chán.  An important resource for anyone interested in the historical devolopment of Chán Buddhism in China. The Master Hui-neng ascended the high seat at the lecture hall of the Ta-fan Temple and expounded the Dharma of the Great Perfection of Wisdom, and ...

By NA
Avalokiteshvara Bodhisattva, when practicing deeply the Prajna Paramita, Perceived that all five skandhas are empty&nbsp And was saved from all suffering and distress. O Shariputra, form does not differ from emptiness; Emptiness does not differ from form. That which is form is emptiness; That which is emptiness form.

The Heart Sutra -- "The Heart of the Perfection of Great Wisdom" Sutra

...

By the Buddha

Sayings of the Buddha

Speak not harshly to anyone; those thus spoken to will retort. Vindictive speech begets sorrow, and retaliatory blows may bruise you.
-- Canto X.5

Even though a man be richly attired, if he should live in peace, calm, controlled, assured, leading a holy life, abstaining from inflicting injury upon all creatures, he is truly a brahmana, a recluse, a bhikkhu.
-- Canto X.14

...

I have heard that on one occasion the Blessed One, on a wandering tour among the Kosalans with a large community of monks, arrived at Kesaputta, a town of the Kalamas. The Kalamas of Kesaputta heard it said, "Gotama the contemplative — the son of the Sakyans, having gone forth from the Sakyan clan — has arrived at Kesaputta. And of that Master Gotama this fine reputation has spread: 'He ...

Death & Dying

By Chuan Zhi

When we recognize that the ego doesn't exist in any real sense but only as an artifice of the mind, there's nothing that needs explaining anymore: the notion of reincarnation is seen as nothing more than an intellectual game. The person, like the raindrop, merges into the sea of the Dharmakaya, a sea where individuality, in any mode of conception, is totally obliterated. Does one molecule of ...

By Carl Gustav Jung
Carl Jung was, and continues to be, a tremendous influence on matters of spiritual consciousness in the western hemisphere. He was deeply interested in the psychological and spiritual underpinnings of Zen Buddhism and other eastern religions and for many years collaborated with Zen scholars and priests such as D. T. Suzuki. Between them, an amalgam of psychology and spirituality took shape that ...
By John Donne
Perchance, he for whom this bell tolls may be so ill, as that he knows not it tolls for him; and perchance I may think myself so much better than I am, as that they who are about me, and see my state, may have caused it to toll for me, and I know not that. The church is Catholic, universal, so are all her actions; all that she does belongs to all. When she baptizes a child, that action concerns ...
By Jalai Al-Din
I died from the plant, and reappeared in an animal; I died from the animal and became a man; Wherefore then should I fear? When did I grow less by dying? Next time I shall die from the man, That I may grow the wings of angels. From the angel, too, must I seek advance; All things shall perish save His face Once more shall I wing my way above the angels; I shall become that which entereth not the ...
By Chuan Zhi

My first encounter with a Zen teacher happened when I was in my late twenties. Zen had been an interest of mine for nearly a decade before this chance encounter with a person of Zen. I had never thought seriously about actually DOING Zen, but I liked reading the philosophies that came from Zen literature. Doing Zen was, well, something I thought I would never be able to do: it required detaching ...

By Michael Gellert
“Death,” Jung wrote in 1945 not long after his heart attack, “is the hardest thing from the outside and as long as we are outside of it. But once inside you taste of such completeness and peace and fulfillment that you don’t want to return.”1 Jung was speaking here of his out-of-body, near-death experience, whose gripping effect indeed made it difficult for him to return to the world of ...